La LEZ, un atout pour notre santé
En contribuant à l’amélioration de la qualité de l’air, la LEZ est devenue un allié pour la santé des Bruxellois. Dans de nombreuses études, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pointe en effet le danger de l’exposition à une mauvaise qualité de l’air. Les conséquences les plus observées sont :
- les troubles et les affections respiratoires (comme l’asthme) ;
- les irritations des yeux et des parois nasales ;
- la toux et les bronchites ;
- les maladies cardiovasculaires.
Le risque d’accident vasculaire cérébral, de maladie cardiaque et de cancer du poumon augmente également fortement, particulièrement chez les personnes âgées, les enfants en bas âge et les personnes malades. En Région bruxelloise, on estime que l’exposition aux particules fines (PM 2,5), au dioxyde d'azote (NO2) et à l’ozone (O3) dans l’air a causé respectivement 298, 144 et 175 décès prématurés pendant l’année 2024 (source: rapport annuel d'IRCELINE).
En limitant la circulation des véhicules les plus polluants via la mise en place de la LEZ, la Région bruxelloise agit pour préserver la santé de ses citoyens. Les bénéfices de la LEZ sont mesurables et essentiels :
- moins de décès prématurés liés à la pollution de l'air ;
- moins de maladies respiratoires (asthme, bronchites chroniques) et cardiovasculaires ;
- des économies en frais de soin de santé.
Comment la LEZ impacte-t-elle la qualité de l’air ?
Depuis sa mise en place le 1er janvier 2018 et jusque fin 2024, la LEZ a contribué à :
- réduire de 55% les émissions d’oxydes d’azote (NOx) du transport routier, de 33 % les émissions de PM2.5 et de 62 % celles du black carbon (estimations à kilométrage constant) ;
- diminuer le nombre de véhicules les plus polluants dans la Région ;
- maintenir la concentration de NO2 dans l’air sous la limite légale annuelle (40 μg/m³) dans la Région.
Depuis 2018, les véhicules les plus polluants y sont progressivement interdits. Le calendrier prévoit la fin de la circulation des voitures diesel dès 2030, et des voitures essence dès 2035. Les autres catégories de véhicules (camionnettes, minibus, bus, autocars, poids lourds, véhicules deux-roues motorisés) répondent à un calendrier spécifique selon leur catégorie.
Quels bénéfices sont attendus après 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, la LEZ a franchi une nouvelle étape pour améliorer la santé des Bruxellois. Cette phase restreint principalement l'accès des véhicules diesel Euro 5 (voitures et camionnettes). Bien que ces modèles soient plus récents, ils restent une source importante de pollution atmosphérique à Bruxelles :
- Ils sont responsables d' environ 40 % des émissions de NOx pour les voitures et de près de 50 % de NOx pour les camionnettes
- Ils émettent cinq fois plus de NOx que les modèles essence équivalents
- Cela contribue à des problèmes de santé sévère, notamment des maladies respiratoires (asthme, bronchites, …) et cardiovasculaires qui touchent en priorité les enfants, les seniors et les individus fragiles.
Pour en savoir plus, consultez notre dossier "Emission et bénéfices pour la qualité de l’air : tout savoir sur l’interdiction des véhicules Euro 5".
Plus d’info sur les impacts et bénéfices de la LEZ ?
- Impact attendu sur la santé des citoyens suite à la mise en œuvre de la stratégie « Low Emission Mobility »
- Campagne de mesure des émissions réelles des véhicules sur la route
- Nouvelles normes européennes sur le site « Qualité de l’air » de Bruxelles Environnement
- Emission et bénéfices pour la qualité de l’air : tout savoir sur l’interdiction des véhicules Euro 5